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![]() le charbon bactérien fait des ravages :une bactérie capable de résister plusieurs dizaines d’années sous forme de spore Ajouté le 310310 Au cours de leur développement, les bactéries du genre Bacillus sont observées sous deux formes : la forme végétative, le bacille et la forme de résistance, la spore.
Les bacilles se développent entre 14 ° et 45 °C (optimum 35-38 °C). Cette forme végétative résiste peu dans les carcasses contaminées dès qu’elle est en compétition avec certains germes de la putréfaction et les germes anaérobies. Conséquence pratique : les prélèvements pour confirmer la maladie doivent donc être faits très rapidement après la mort (au plus tard dans les 24 heures), surtout en été, et sur des animaux non traités. En conditions de carence nutritionnelle, la bactérie sporule très rapidement (en moins de 24 heures) entre 15 et 41 °C (optimum 30-35 °C) en atmosphère humide et en présence d’oxygène. Ces spores, se forment très rapidement si le cadavre d’un animal mort du charbon est ouvert sans précaution ou dépecé par des charognards. Elles se forment plus lentement en anaérobiose, au bout de plusieurs jours, voire 1 à 3 semaines. Les animaux contractent la maladie surtout en ingérant de l’herbe ou de la terre contaminée par les spores. L’existence d’une lésion des muqueuses est nécessaire à l’initiation de l’infection. Une carcasse d’animal mort est une importante source de contamination de l’environnement in situ, mais aussi à distance par dissémination de spores par les charognards ou la pluie qui entraîne et concentre les spores dans les basses terres. La dispersion des spores dans la terre est aussi assurée par les vers de terre et la microfaune qui ramènent à la surface les spores des carcasses enterrées ou concentrées par les réseaux aquifères. Les aliments (fourrages et pailles contaminés) ou les sous-produits animaux (poudres d’os ou farines) sont ou ont pu être également des sources de contamination animale à distance du foyer initial. Une saison sèche, où l’herbe est courte, piquante, broutée avec des petits gravillons, succédant à de fortes pluies qui ont concentré des spores dans ce qu’on appelle les “champs maudits” serait ainsi particulièrement propice à l’apparition de cas chez les ruminants. Les carnivores, dans certaines conditions, peuvent se contaminer par ingestion de viandes infectées. La transmission directe par contamination d’une plaie existe. Les contaminations par inhalation de poussières chargées de spores ainsi que la transmission par piqûre d’insecte sont aussi possibles. L’existence d’animaux porteurs asymptomatiques de spores et qui manifesteraient la maladie à l’occasion d’un stress ou d’une baisse d’immunité, est envisagée. Chez les animaux, les symptômes sont variables en fonction des espèces. Ils traduisent à la fois une toxémie et une septicémie. Ils se manifestent souvent par la formation d’œdèmes, des troubles de l’hémostase, une insuffisance respiratoire et des hémorragies internes le plus souvent observées sur la rate, les reins ou la vessie. Les localisations sont généralement respiratoires, digestives, urogénitales, nerveuses ou circulatoires évoluant de façon aiguë vers une septicémie et la mort. voir complément fiche technique PIECE JOINTE |